Dimanche 27 septembre – Fédérale 2 – AS Pont Long 10 / Layrac 22.
Dur, dur l’apprentissage du niveau supérieur ? Le contraire eut-été étonnant et l’on savait qu’accueillir les Lot et garonnais de Layrac, renforcés par des joueurs d’expérience fraîchement retraités du très haut niveau – Cler (La Rochelle et France à sept), Carabignac (Agen et Albi), Fonua et Faoso (Agen) – constituerait un examen XXL. Insurmontable ? Oui si l’on considère le seul score final, moins en se rappelant certaines de nos actions non dénuées d’allure et d’envie. Mais on ne va pas se mentir, l’ASPL a baissé pavillon devant une équipe qui fait certes le poids mais également capable de créer le danger depuis ses vingt deux mètres. Et de surcroît organisée afin de contrarier nos habituelles rampes de lancement. Prenons l’exemple de la touche, habituellement prolifique, ce dimanche sortie des codes habituels avec ce sauteur placé en tout début d’alignement prenant au passage ou déviant nos lancers. Un casse tête de nature à nous réduire à la portion congrue et devenue domaine réservé pour les visiteurs trop heureux d’imposer le défi physique. Et à la longue, ça use.

Pourtant, le fossé était-il si grand ? En revenant à 10-19 à l’heure de jeu, Pont-Long pouvait légitimement espérer titiller ces visiteurs obligés à leur tour à sortir les barbelés. Côté public local, le frémissement était perceptible, le rêve fou envisageable. Sorte de petit miracle en somme ? En croisant les doigts tout en consultant le saint du jour (on se raccroche à tout les amis!), on voit que ce 27 septembre mentionne Vincent de Paul, prêtre né près de Dax (1581) connu pour soulager la misère matérielle et morale en tant qu’aumonier des galères. N’affichant nulle détresse morale ni tenue des galériens boulet au pied, l’ASPL complètement revigorée a raison de ne pas se sentir concernée par cette histoire. Sauf à considérer que le souci de la touche a un aspect matériel et que l’étoile régulièrement généreuse pour nos buteurs est ce jour très infidèle.

Alors oui, avec quelques ballons de plus et un poteau du milieu mieux aimanté, l’affaire aurait sans doute pris une autre tournure. De là à gagner ? Restons prudent. Nous préférons retenir notre gnaque jamais démentie, notre volonté à rivaliser balle en mains et notre capacité à défier avec nos moyens physiques, qui sont autant d’arguments pour affirmer que de beaux dimanches attendent ce groupe. La roue va tourner.

Prochaine sortie dans deux semaines à Lourdes. Là où en 2013, en demi-finale du championnat de France honneur, l’ASPL a battu Saint-Lary. Les bons souvenirs ne demandent qu’à se répéter…   

PONT LONG 10
Ont joué : Cauna – Ribaut, Giordano (Cap), Chantereau, Peyroulet – (O) Dany (M) Bailleul – Man, Galabert, Lansaman – Lorenzo, Courade –Taitusi, Lamazou,
Flahaut.
Sont entrés : Cazalet, Benali, Lacassia, Da Cunha, Domec, Casteran, Miremont.
Entraîneurs : David Laperne et Bertrand Saux
LAYRAC 22
Ont joué : Mula – Roux, Lopez, Cler, Hakalo, (o), Decottignies, (m) Duluc (cap) – Fonua, Basquet, Bellandi – Faaoso, Anania – Gaston, Gasc, Petin.
Sont entrés : Salamero, Rigal, Dostes, Thillard- Mourgue, Carabignac, Tesquet, Da Silva.
Entraîneurs : M. De Carli et E. Bourdeilh
A Serres Castet (Stade Henri Marracq). Mi-temps 3-12. 600 spectateurs.
Arbitre : M. Garbay (LNA).
Pour Pont Long : 1 essai Benali (62e), 1 transformation Dany (63e), 1 pénalités Dany (5e).
Pour Layrac : 1 essai Roux (52e), 1 transformation Decottignies (53e), 4 pénalités Decottignies (1e, 13e,
28e, 73e).
Carton blanc : A Pont Long Taitusi (40e)
Cartons jaunes : A Pont Long : Lamazou (43e) – A Layrac, Fonua (58e)