Démarrer victorieusement le championnat pour un promu est un luxe, qui ne s’en réjouirait pas ? Surtout face à un visiteur qui a recruté du très haut de gamme en attirant des pointures de la division supérieure, de surcroît bigrement charpentées. Depuis plusieurs semaines, avec ce virus qui nous enquiquine à n’en plus finir, on nous parle de monde d’avant, de maintenant et donc de celui de demain qui ne sera plus celui qu’il a été. Alors, même masqués mais la vue suffisamment claire, nous avons bien compris que le rugby qui nous attend a lui aussi changé: de rythme, dans les contacts et même avec ces foutus règles fluctuantes au fil des saisons. Nous voulions, à juste titre, l’échelon supérieur, nous l’avons. Et ce dimanche serrois ensoleillé nous a donné, en prime, une belle image: les retrouvailles, au sein de chaque staff technique, de glorieux jeunes anciens ayant ferraillé au plus haut niveau national, Hugues Miorin (ex Stade Toulousain maintenant à Balma) et David Laperne qui oeuvre pour l’ASPL.

Voilà pour ce que l’histoire retiendra, froide comme une archive. Hélas, pour Pont-Long, le résultat de cette entame est carrément une victoire à la Pyrrhus car elle coûte cher humainement. Après Baptiste Faroux et Gilles Samadet lâchés par leur genou il y a quelques jours, voilà capitaine Fourtine et Paul Pailhé-Bélair fauchés en plein vol, le premier suite à une déchirure (ou autre ?), le second après un contact régulier entraînant une commotion et le transport vers l’hôpital (d’où il a envoyé des nouvelles rassurantes en soirée). Si le roi d’Epire (280 avant JC) a fracassé les Romains mais perdu des soldats importants, l’ASPL n’et pas totalement heureuse. Même si elle a trouvé l’énergie pour que la rencontre bascule en sa faveur dans les ultimes minutes.

Car match il y a eu, de très haute intensité même, où chaque remise en jeu a tourné à l’épreuve de force, chaque initiative contrée sans concession, et chaque occasion de scorer prise (3 fois pour nous) ou pas (quelques échecs en face). Si nous concédons un esai avant la pause, notre jeu au pied a permis de virer en tête (9-8), grâce à une occupation de bon aloi.

La suite encore aux forceps, la longue interruption pour la blessure de Paul, et une reprise où l’esprit de corps a été magnifique: pénalité, déboulé tout en finesse sur l’aile synonyme d’essai et pénalité à nouveau. Dans la douleur, c’est vrai, à tous les sens du terme.

Samedi, le plus court déplacement, nous dirige vers Morlàas. Fini les Cordeliers, place à la découverte des nouvelles installations tout à côté. Pont Long ira chez ce voisin, empli d’humilité, décidé à continuer son apprentissage de l’échelon du dessus.  

PONT LONG 22
Ont joué : Cauna, Fourtine, Morais, Chantereau, Pailhe, Peyroulet, (o) Dany, (m) C. Casteran, Man, Galabert, Lansaman, Lorenzo, Courade, Taitusi, Lamazou, Darnaudery.
Sont rentrés : T. Casteran, Benali, Rouquette, Domec, Lacassia, Bailleul, Giordano.
Entraîneurs : David Laperne et Bertrand Saux

BALMA 8
Ont joué : Guillet – Pastre Tournier Pratmarty Torest – (o) Lasserre, (m) Pranovi – Cabot Auguste-Mathieu, Quezel – Lahlali, Aurejac – Rendour Marcellin Byaoui
Sont entrés : Andrieux, Schiano de Cola, Tomczak, Gros, Desormeaux, Castell, Bezy, Ferrante.
Entraîneurs : H. Miorin et J. Pichoustre
Arbitre : Olivier Dubouch (Nouvelle Aquitaine)
Pour Pont Long
1 essai Peyroulet (79e), 1 transformation Bailleul (80e), 5 pénalités (Dany (2e, 20e, 39e), Bailleul (72e, 80e+5)
Pour Balma : 1 essai Torest (35e), 1 pénalité Castell (40e+3)
Carton blanc : Courade (12e), Fourtine (33e) à Pont-Long
Cartons jaunes : Taitusi (52e), Dany (61e) à Pont- Long ; Pranovi (22e), Cabot (61e), Quezel (80e) à Balma.