Dimanche 16 février – Fédérale 3 – Laruns 22 / AS Pont Long 27

Ces Ossalois de Laruns sont incomparables! Non contents d’offrir un site montagneux carrément majestueux, ils savent recevoir en février avec une température printanière dans le volet rugbystique, comme en été avec les projecteurs du monde entier braqués sur cette haute vallée quand arrivent à grandes pédalées les Pinot, Bardet et autres. Rugby et cyclisme, un mariage que ce malin de Robert Paparemborde a eu le flair de porter sur tous les écrans de télé en remettant le maillot jaune patronné par Banania. En voyant ce match de dimanche aux premières loges (sa stèle est à l’entrée du stade), Patou a dû apprécier en voyant l’envie folle de cet Olympique dont on se demande ce qu’il fait au fin fond du classement. Laruns en position de reléguable ? A ce jour c’est sûr, mais restent sept matches à jouer.

Oui, Pont-Long a tremblé et jusqu’aux dernières minutes. A cause seulement des qualités locales exprimée en short, maillot et crampons ? Ne nous voilons pas la face, l’ASPL y a mis du sien en oubliant que tout excès peut se payer cash. Excès de gourmandise en l’occurence même si jamais, au grand jamais, on ne reprochera à cette ASPL d’être trop joueuse, tellement elle nous régale. De là à offrir du caviar pour un premier essai et à flemmarder sur un ballon à réceptionner sur un second !!! Sans doute trop quand l’adversaire est mort de faim et qu’il montre un gros appétit à profiter des cadeaux. Mais ces errances n’occultent pas tout ce qui a été parfaitement maîtrisé, le secteur de la conquête par exemple, et les rapides lancements de jeu sur des ballons prestement éjectés. Ainsi que l’efficacité des mauls avançant lentement mais sûrement. Et ces franches percées d’avants ou d’arrières auxquelles il n’a manqué que la lucidité dans le dernier geste.

La perspective de perdre a existé, sans amener ni panique réelle ni anxiété. Comme quoi, la gourmandise est finalement une chance dans la vie, elle n’est point un pêché plutôt une qualité. C’est quoi un anxieux ? Souvent un pisse-vinaigre qui se prend pour un philosophe voulant laisser croire que la gourmandise commence quand on n’a plus faim. Que celui-ci ou ceux-ci continuent à suivre l’A S Pont-Long, comptez sur elle pour vous dérider, même les fesses dixit Brassens selon les cas.

A Argelès, à Oursbelille et maintenant à Laruns, le groupe a mis les barbelés et montré son savoir pour ne pas perdre. Si excès de gourmandises il y a eu, demandons nous si quelques effluves de Banania ne flottaient pas sur ce stade de Laruns ? Car le chocolat a quand même ses drôleries: sa force, c’est de pouvoir en casser une barre et de n’en manger qu’un carré.

Prochain programme: Villeneuve de Marsan.

LARUNS 22
Ont joué : Haure – Souverbie, Bonnemason, M. Verramasson (Cap), Canonge – (o) Dumora, (m) Courbot – Morlane, D. Verramasson, Saint Vignes – Fourcade, Cazalet, Clos-Cot, Casabonne, Bergala.
Sont entrés : Sanchou, Cassou, Arruebo, Tisne, Artigau.
Entraîneur : C. Tisnerat et S. Durand
PONT LONG 27
Ont joué : Cauna – Winckler, Pailhe, Castagnet, Peyroulet – (o) Samadet, (m) Lafourcade-Rigail – Farge, Man, Galabert – Lorenzo, Courade –Benali, T. Casteran, Cazalet (cap).
Sont entrés : Caire, Peccol, Veloso, Lagassan, C. Casteran, Giordano, Martine.
Entraîneurs : Frédéric Forgues et Claude Lacassia
A Laruns, stade Robert Paparemborde. Mi-temps 19-17. 650 spectateurs, arbitre : M. Rodriguez.
Pour Laruns : 3 essais Courbot (6e), Souverbie (22e), Bergala (32e), 2 transformations Courbot (7e, 33e), 1 pénalités Courbot (74e).
Pour Pont Long : 3 essais T. Casteran (14e, 46e), Peyroulet (20e), 3 transformations Samadet (15e, 21e, 47e), 2 pénalités Samadet (28, 59e).
Cartons blancs. A Laruns : Bonnemason (59e). A Pont Long : Man (31e).
Cartons jaunes. A Laruns Verramasson (12e), à Pont Long : Galabert (63e).