Dimanche 26 janvier – Excellence B – Oursbellile – Bordères 28 /  ASPL 23

Courte défaite certes (avec le point du bonus défensif), mais notre équipe n’a pas déçu en mettant énormément de volonté à combler chaque fois le handicap, passant même en tête suite à un bel esai à l’heure de jeu (23-22). Avec au passage un grand mérite tellement le directeur de jeu, tel ces agent de ville des temps anciens avec leur bras tendu dans les carrefours en ville, a préféré la règle à l’esprit et ce, pour les deux camps. Mille fois dommage car Bigourdans et Béarnais, eu égard à leurs bons sentiments, méritaient un autre degré de compréhension. L’envie de jouer était là, d’où un “à toi, à moi” au tableau d’affichage, avec une part belle à des buteurs précis. Le seul hic, peut-être de taille, mais nous n’en mettrons pas notre main à couper (on fait comment ensuite avec le clavier d’ordinateur, l’aspirateur et le lave vaisselle à vider ?) concerne le bout du bout des arrêts de jeu devant les poteaux de l’entente bigourdane. L’ASPL peut rafler la mise, défense et attaque déploient des trésors d’envie, jusqu’au coup de sifflet qui a détecté une faute visiteuse. Nos joueurs sont persuadés avoir été grugés et vu la frustration générale, on est enclin à les croire. Dans cette CONFUSION majuscule, qui a vu vrai ? Reprenons cet adage disant que “La vérité sort plus facilement de l’erreur que de la confusion”. Ou celle-ci: “La confusion des pouvoirs, (en sport des préposés au sifflet), suit toujours la confusion des esprits (des joueurs)”.

Et si l’on veut finir (au point où nous en sommes!!!) par se mettre la tête à l’envers et philosopher, citons Proust pour nous embrumer encore: “Chacun appelant les idées claires celles qui sont au même degré de confusion que les siennes propres”. Allez, fermons le ban, tout le monde a honoré le contrat, avec cœur et sans retenue. Ousbellile/Bordères l’a emporté, sans doute grâce à une force de pénétration un tantinet supérieure. Baisser pavillon contre une belle équipe n’est finalement pas à montrer du doigt, tout s’est joué sur des petits riens. Nelson Mandela, au formidable destin passé par les geôles sud-africaines avant d’en devenir de président du vivre-ensemble, a eu cette phrase empreinte de simplicité “Je ne pers jamais. Soit je gagne, soit j’apprends”.