Dimanche 29 septembre – Fédérale 3 – AS Pont Long 37 / Oursbelille 24. Retour images ICI
Comme moi, vous l’avez entendu dire: « On garde les meilleures choses pour la fin ! ». Oui mais voilà, c’est une version béarnaise que nous voulions, pas bigourdane. Or, c’est ce qui nous a été servi en match inversé ce dernier dimanche, comme si l’entente Oursbelille/Bordères s’est crûe obligée, persuadée de jouer chez elle, qu’il lui fallait redresser une situation quasi désespérée. menée qu’elle était 34-9 à la 60ème minute. Cinq essais à zéro! Et au final, un 37-24 parce que aucun des trois essais n’a été transformé.

Docteur, essayez de nous expliquer ? Primo, et c’est bien l’essentiel, la victoire est pour l’ASPL. Mais on comprend qu’avec le bonus envolé, il y a une vraie frustration et voir certaines mines déconfites chez les joueurs montre que l’ASPL est soudainement passée de la pleine lumière à une nuit soudaine. Comme dans un mauvais rêve ! Antoine de Saint-Exupéry, qui n’a peut-être jamais vu un ballon de rugby, donc bien loin de nos (petites) interrogations ponctuelles, disait: « Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve ». Mais chercher à deviner pourquoi la machine ASPL, parfaite jusque là à quelques détails près, s’est soudainement déréglée, doit aussi nous rappeler que l’adversaire a du caractère et beaucoup, beaucoup de ressources. Notamment morales, car là où nombre d’équipes auraient baissé pavillon, voire « pourri » le débat pour éviter la grosse déculottée, les Bigourdans ont choisi la voie du jeu. Se persuadant à leur tour que rien ne sert de courir, si l’on ne part pas à point.

Drôle de match donc, pour les supporters des uns et des autres. Vu de Pont-Long, cela a été un vrai plaisir avec ces cinq essais dans des styles divers. Mais il fallait, sans doute bercés par une douce euphorie aussi bien rugbystique que climatique, inviter Victor Hugo à nous ramener sur le terrain et ses réalités: « Jouissons ! L’heure est courte, et tout fuit promptement ». Alors, comme rien n’est jamais inutile, les frissons inattendus de l’ultime quart d’heure, viennent en bonne piqûre pour rappeler que tout relâchement n’est jamais sans conséquence. Surtout quand tout a été auparavant maîtrisé sans ciller, et souvent de jolie manière. Les bases d’un beau jeu sont évidentes à l’ASPL, et quand le poète Oscar Wilde affirme que « La vie est un mauvais quart d’heure composée de moments délicieux », on lui accorde d’autant plus de crédit qu’il est Irlandais. Aurait-il écrit le scénario de cet ASPL/Oursbelille-Bordères ? Ou celui du dernier Japon/Irlande ? A la différence, primordiale, que Pont-Long a gagné.

PONT LONG 37
Ont joué : Cauna – Fourtine(Cap), Pailhé, Samadet, Peyroulet – (o) Dany, (m) C. Castéran – Lacassia, Man, Farge – Véloso, Courade – Taitusi, Alonso, Peccol.
Sont entrés : T. Casteran, Benali, Dos Santos, Mauget, Lafourcade Rigail, Castagnet, Martine
Entraîneurs : David Laperne et Stéphane Da Rocha
OURSBELILLE 24
A Serres Castet : Stade Henri Marracq – 650 spectateurs – Mi-temps 25-6. Arbitre : Philippe Ricard (Ligue Occitanie).
Pour Pont Long : 5 essais Pailhé (10e), C. Castéran (33e), Taitusi (37e), Alonso (50e), Castagnet (60e), 3 transformations Samadet (11e, 34e, 51e), 2 pénalités Samadet (1e, 40e)
Pour Oursbelille : 3 essais Gelé (64e, 76e), Dossou (63e), 3 pénalités Gandarias (6e, 25e, 44e).