Dimanche 28 octobre – AS Pont Long / Nogaro – Fédérale 3. Retour en images ICI
Les vieilles recettes ne sont jamais désuètes: lorsqu’arrivent les premiers frimas et que l’humidité s’en mêle, les bons plats sont les bienvenus. Ce dernier dimanche d’octobre, tant en cuisine que sur le terrain, le menu a bien été de circonstance. Avec Philippe aux manettes (pas encore au Michelin, quelle injustice!) et ses aides, les supporters ayant eu le flair de venir une nouvelle fois apprécier la gardiane de bœuf d’avant match ont regagné les tribunes la peau du ventre bien tendue et le cœur léger. C’est vrai, comme dit par le président dans son propos d’accueil, l’ASPL traverse une période encourageante et le petit bonjour adressé par le staff et les joueurs aux supporters témoigne d’un joli clin d’œil.

Donc, de la gardiane sur l’ardoise, mais pas que ! Allait suivre sur le pré une série de cocottes made « in ASPL », carrément indigeste pour les visiteurs de Nogaro car dévastatrices, mais bien agréables au coup d’œil en avançant sur plusieurs dizaines de mètres pour provoquer la faute, et même mieux en finissant derrière la ligne. De la belle ouvrage dans la continuité des entraînements. Du jeu de mouvement, de la complémentarité entre les lignes, on sait match après match que c’est devenu une marque de cette équipe, mais après des signes précurseurs de cette autre facette, la démonstration donnée de cache-ballon prouve que la panoplie des forces s’agrandit et avec les inévitables terrains gras qui s’annoncent, qui s’en plaindra ? Pas le public, ravi une nouvelle fois avec ce bonus. Car aux deux essais du monstre à seize pattes, s’ajoutent deux autres réalisations dignes du french flair. Un capital arrondi par le buteur au sein d’une charnière de plus en plus déterminante.

Sans oublier que les bons après-midi de rugby ne sont possibles qu’avec le concours de tous. L’humoriste Pierre Palmade, à la question « combien faut-il être pour faire l’amour ? » avait répondu « au moins deux ». Idem au rugby car Nogaro a eu le bon goût de s’accrocher, ouvrant même le score et finissant par un essai de pénalité en poussant l’ASPL à la faute. Deux et même trois acteurs (au rugby bien sûr!), car l’arbitre a bien été de la partie, capable de différencier l’esprit de la lettre. Une parenthèse au sujet des arbitres en général, et pas seulement chez les pros: ils s’inscrivent de plus en plus dans la réussite des matches et le constat qu’ils présentent une condition physique parfaite (fini le temps des ventres arrondis) n’y est point étrangère.

Gardiane et cocotte, plus dessert et lichettes de rouge ou rosé, faut un temps de digestion. La coupure arrive bien. Puis direction Laruns et la vallée d’Ossau (le 11 novembre), loin des terres du Pont-Long pour majorité à Serres-Castet et propriété du syndicat ossalois mais sur celles du stade portant le nom de l’inoubliable Patou, Paparemborde bien sûr. Et si l’on a toujours plaisir à visiter ces voisins béarnais, le défi reste intéressant à relever.
PONT LONG 32
Ont joué : Fourtine ; Touzeau, Giodano (cap), Wincker, Carricart ; (o) Samadet, (m) Lafourcade-Rigail ; Hamdane, Lamazou, Jouanet ; Rouquette, Courade ; Cesur, T.Casteran, Faroux.
Sont rentrés : Lacassia, Darmana, Agueb, Galabert, C. Castéran, Vergé, Thibaud Castéran.
Entraîneurs : David Laperne et Bertrand Saux.
NOGARO 16
A Serres Castet (stade Henri Marracq) N Mi-temps 18-9. 550 spectateurs. Arbitre : Thibaut Larrue (Ligue
Nouvelle Aquitaine).
Pour Pont Long : 4 essais T. Castéran (20e), Carricart (35e), Lafourcade-Rigail (45e), Lamazou (54e), 3 transformations (36e, 46e, 55e) et 1 pénalité
(24e, 29e) Samadet.
Pour Nogaro : 1 essai de pénalité (80e), 3 pénalités Peyret (8e, 27e, 40e +1)
Cartons blancs : Pont Long : Faroux (52e). Nogaro : Gestede (52e).