Dimanche 10 juin à Buzy – Finale championnat du Béarn Teuilère A – Oloron / AS Pont Long. Retour en images ICI
En ce dimanche après-midi, le temps était gris, très gris même à Buzy, mais que de soleil dans la tête de tout le club de Pont-Long sur le coup de 16 heures. Des joueurs qui tombent dans les bras les uns des autres, un staff qui ne fait qu’un et une moitié de tribune qui exulte en agitant les couleurs « vert et noir ». Les cadets de l’ASPL, sont champions du Béarn 2017/2018 en disposant (pour la troisième fois en phase finale cette saison) du F C Oloron sur la marque de 22 à 10. Que du bonheur ! Et d’autant plus mérité que la qualité de l’adversaire a été, une nouvelle fois, bien réelle, mais il est dit qu’en ce printemps nos jeunes sont carrément irrésistibles.

Et forts dans leur tête car, les premiers à dégainer ont été les Oloronais sous la forme d’un essai joliment ébauché et conclu près des poteaux (0-7). Sans rien renier de leurs principes de jeu, conquêtes propres et défense stricte, ils se rassurent rapidement avec un essai en première main tout en félinité (7-7). Les pendules sont à l’heure, mais c’est tout. Une pénalité assoit cette maîtrise (10-7), mais le bonus semble à portée car on voit nos avants percuter et avancer et des espaces s’ouvrir derrière. Premier véritable tournant avant la pause: un coup de pied tout en finesse et la défense du FCO est prise de vitesse pour l’essai entre les poteaux (17-7).

L’affaire se présente bien, faut-il encore maîtriser la suite. Et là, il convient de l’admettre, quelques grains de sable vont venir: deux touches près de la ligne adverse consécutives à des pénalités mettant l’adversaire à treize (plaquages hauts), sont mal exploitées. Pire, à notre tour en infériorité numérique, nous avons toutes les peines du monde à endiguer la révolte haut-béarnaise et la pénalité concédée est un moindre mal (17-10). Allons-nous tenir ?

Les deux équipes ne s’économisant pas, plaçant le jeu en première ligne, va y avoir forcément des opportunités. L’occase vient à un quart d’heure de la fin avec un ballon lâché par Oloron dans nos quarante mètres: rapidement relevé celui-ci est efficacement manié par les trois-quarts et notre arrière envoie son bonjour à tout le monde et filant irrésistiblement dans l’en-but (22-10). La suite n’amènera guère d’inquiétudes, Pont-Long se contentera de gérer au pied. Le bouclier est là, remis par les dirigeants du comité du Béarn et dignement fêté. D’autant que celui est définitivement acquis, les finales du Béarn ne pouvant plus exister dans le futur des nouvelles entités rugbystiques régionales.

Et comme les meilleures histoires ont parfois de la continuité, rendez-vous samedi à Maubourguet (65) pour la finale du challenge Henri-Marracq contre Gimont/Mauvezin. Du plaisir de ce type comme à Buzy, on en redemande. Chiche!
P. S: à l’heure où nous écrivons ces lignes, sur la foi de rumeurs non vérifiées, il semblerait qu’un pari lancé a été tenu: une tondeuse maniée par un coiffeur qualifié à changé la tête de nos champions du Béarn. De tous ou en partie ? réponses imminentes.